jean-yves macron

Fausse vraie Messe de Paul VI ou vraie fausse doctrine sedevacantiste / privationiste ?

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Les sédévacantistes / privationistes (Fsspx) se trompent (et trompent les gens ndt) lorsqu'ils disent que la Messe est invalide.

"l'Offertoire n'est pas nécessaire pour consacrer validement l'Eucharistie. Des prêtres persécutés/emprisonnés peuvent célébrer la messe validement, avec un peu de pain, de vin, et la forme du sacrement, même sans célébrer l'Offertoire.

Néanmoins, on retrouve dans le rite Paul VI des paroles signifiant la mise en oblation, par exemple celles-ci (qui sont dites avant la Consécration) : "Sanctifie pleinement cette offrande par la puissance de ta bénédiction, rends-la parfaite et digne de toi: qu´elle devienne pour nous le corps et le sang de ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, notre Seigneur."

Il est ici question de sanctifier l'offrande présentée à Dieu, ce qui signifie bien une mise en oblation. Deuxièmement, la ponctuation dans les paroles consécratoires ne changent rien à l'intention du prêtre, qui est de consacrer le pain et le vin. Ici, cela n'a pas beaucoup de sens de parler de "ton" narratif ou intimatif : ce qui importe, c'est l'intention du prêtre de faire ce que fait l'Eglise.

Si cette intention est présente, que le prêtre dit bien les paroles de consécration dans l'intention de consacrer le pain et le vin, alors le sacrement est valide. C'est dans ce sens que l'on dit que le prêtre parle de manière impérative, si le prêtre ne faisait que lire les paroles de Consécration (par exemple, en lisant l'Evangile durant la messe), il parlerait de manière narrative. Mais nous voyons bien que ce n'est pas ce qu'il se passe lors de la Consécration.

Troisièmement, les mots "quod pro vobis tradetur" ("[qui sera] livré pour vous") n'invalident pas la Consécration, cela est notamment prouvé par le fait que, dans de nombreux rites (pour la plupart orientaux) en usage dans l'Eglise catholique depuis des siècles, on trouve ces mots (ou équivalents) dans les paroles de Consécration du pain :

Dans le rite mozarabe : "Hoc est enim corpus meum, quod pro vobis tradetur" Dans l'anaphore byzantine de Saint Jean Chrysostome : "Hoc est enim corpus meum quod pro vobis tradetur in remissionem peccatorum" Dans l'anaphore de Saint Cyrille : "Hoc est corpus meum quod pro vobis frangetur et pro multis tradetur in remissionem peccatorum" .

Plusieurs théologiens anciens soutenaient que l'ajout de l'expression "quod pro vobis tradetur" ou "quod pro vobis frangetur" ne rendrait pas le sacrement invalide : « Qui dirait, Hoc est corpum meum, quod pro vobis tradetur, ne pourrait anéantir le sacrement : il parlerait d’après son maître, et ne donnerait à ses paroles que le sens qu’il leur a lui-même donné dans l’institution.

Ce serait autre chose si l’addition tendait à tirer les paroles du Sauveur de leur sens propre, pour leur en donner un qui leur fût contraire. » – Abbé Migne, Encyclopédie théologique, p. 979, 1847.

« On consacrerait aussi en ajoutant à la forme des paroles qui n’en changeraient pas le sens telles que celles-ci : hoc est corpus meum quod pro vobis tradetur ; mais si l’addition changeait le sens, on ne consacrerait pas. » – R. P. Richard, Dictionnaire universel dogmatique, canonique, historique, géographique et chronologique des sciences ecclésiastiques, p.938, 1760.

De plus, par cette expression, les prêtres n'ont pas l'intention de signifier que le Sacrifice est déjà réalisé (au moment de la Consécration du pain), puisqu'il est réalisé après la Consécration du pain et du vin. Quatrièmement, concernant les mots "pour beaucoup" et "pour la multitude" : dans le rite tridentin, les mots "pour vous et pour beaucoup" se disent "pro vobis et pro multis", et c'est exactement la même expression utilisée dans le rite Paul VI en latin.

Les mots "pour beaucoup" ne sont pas nécessaires à la validité du Sacrement : certaines anaphores de rites orientaux ne contiennent pas ces mots dans la forme de consécration du vin, comme dans le rite copte de saint Cyrille, dans la liturgie catholique d'Éthiopie, dans le sacramentaire de l'évêque Sérapion (IVème siècle). Ensuite, d'après la traduction française, d'autres anaphores de rites orientaux contiennent les mots "pour la multitude", notamment quatre anaphores maronites : celle dite des Douze Apôtres, celle dite de saint Pierre chef des Apôtres, celle dite de saint Jean l'Apôtre, et celle dite de saint Jean Chrysostome.

La Présence Réelle et le Sacrifice sont toujours signifiés, que l'on dise que le Sang est versé en rémission des péchés "pour beaucoup" ou "pour la multitude". Il ne s'agit donc pas d'un changement substantiel, qui altère la signification du Sacrement.

Enfin, il n'est pas faux de dire que le Christ a versé son sang pour tous ou pour la multitude ou pour beaucoup : d'une part, il est un dogme de foi que le Christ est mort pour tous les hommes (ce qui est rappelé par le catéchisme du Concile de Trente), d'autre part, ceux qui meurent en état de péché mortel ne bénéficieront pas des fruits de la mort du Christ : la vie éternelle au Ciel, mais iront dans l'Enfer éternel. Il n'est donc pas contradictoire de dire que, sous un certain rapport, le Christ est mort pour tous les hommes, et que sous un autre rapport, il est mort pour beaucoup d'hommes".

Fidelis Dei
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